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Créer sa société en ligne en 2026 : guichet unique de l'INPI, plateformes de formalités, ce qui se délègue et ce qui ne se délègue pas

15 oct.
12 min de lecture
Créer sa société en ligne en 2026 : guichet unique de l'INPI, plateformes de formalités, ce qui se délègue et ce qui ne se délègue pas

Sommaire




Introduction


Vous venez de décider de créer votre société et vous cherchez à savoir si tout peut se faire depuis votre ordinateur. La réponse est oui depuis le 1er janvier 2023, date à laquelle le guichet unique électronique a remplacé les six anciens centres de formalités des entreprises.


Le mouvement est massif. L'Insee a compté 116 917 créations d'entreprises pour le seul mois d'août 2026, dont 70,2 % de micro-entrepreneurs, et le total progresse de 11,4 % sur douze mois.


Reste une question que la procédure ne tranche pas pour vous : remplir le dossier seul, le confier à une plateforme en ligne, ou passer par un professionnel du droit ou du chiffre. Les trois voies sont ouvertes et la procédure officielle les prévoit explicitement.


Cet article décrit ce que le guichet unique traite vraiment, ce qu'il laisse en dehors, ce que vous pouvez déléguer et ce qui reste votre décision. Il se termine là où notre métier commence : la société créée, il faut encore qu'on vous trouve.


Toutes les données citées sont sourcées au moment de la rédaction. Quand une information n'est pas publiée, nous le signalons plutôt que de l'estimer.



Ce que le guichet unique de l'INPI traite, et ce qu'il laisse en dehors


Le guichet des formalités des entreprises est le point d'entrée obligatoire depuis le 1er janvier 2023. Il a remplacé les six réseaux de centres de formalités qui se partageaient auparavant les déclarations.


Il est adossé à l'Institut national de la propriété industrielle, établissement public placé sous la tutelle du ministère de l'Économie. La sensibilisation des acteurs économiques au guichet unique figure parmi ses missions officielles, à côté du dépôt des brevets et des marques.



Les quatre familles de formalités couvertes


La plateforme traite la création, la modification et la cessation d'activité, ainsi que le dépôt des comptes annuels. Elle concerne toutes les entreprises domiciliées en France, quelle que soit leur forme juridique ou leur activité.


Une seule déclaration sur un seul formulaire suffit. Le dossier est ensuite transmis aux services fiscaux, à l'Urssaf, à la Sécurité sociale des indépendants, au greffe du tribunal de commerce, à l'Insee et aux chambres consulaires.



Ce que la déclaration déclenche concrètement


L'enregistrement produit l'inscription au répertoire Sirene, avec un numéro SIREN et un code APE attribués par l'Insee, puis un numéro de TVA intracommunautaire délivré par le service des impôts des entreprises. L'immatriculation au registre national des entreprises, obligatoire depuis 2023, s'y ajoute.


Le registre du commerce et des sociétés et le registre spécial des agents commerciaux n'ont pas disparu pour autant. Ils continuent d'exister à côté du registre national.



Le cas du micro-entrepreneur


Le micro-entrepreneur passe par la même plateforme que les sociétés, avec un parcours plus court. Nous avons détaillé les sept étapes de la déclaration d'auto-entrepreneur dans un article dédié.



Les trois démarches que le guichet ne fait pas


La domiciliation du siège, la protection du nom commercial et la souscription des contrats d'assurance restent à mener séparément. Bpifrance Création les signale explicitement comme hors périmètre.


C'est la première cause de mauvaise surprise chez les créateurs. Ils croient avoir tout bouclé en une session et découvrent ensuite trois chantiers ouverts.



Les trois voies possibles pour accomplir vos formalités de création


La page officielle du guichet des formalités des entreprises, vérifiée le 23 janvier 2025, énumère trois profils de déposant. Cette liste est la base de tout ce qui suit.


Le premier est le chef d'entreprise lui-même, dirigeant ou micro-entrepreneur, qui dépose en son nom propre. Le deuxième est un salarié de l'entreprise, qui agit comme délégataire au titre d'une délégation écrite.


Le troisième est toute autre personne, qui agit comme mandataire au titre d'un contrat de mandat. Un modèle de mandat est mis à disposition sur le site lui-même.


Dans les deux derniers cas, une copie de la délégation ou du mandat doit être téléversée avec le dossier. C'est ce document, et lui seul, qui autorise un tiers à déposer pour vous.



Pourquoi cette distinction change tout


Une plateforme de formalités en ligne, un avocat, un notaire ou un expert-comptable qui dépose à votre place agissent tous dans ce cadre de mandataire. La différence entre eux ne porte donc pas sur le droit de déposer, mais sur ce qu'ils font en amont du dépôt.


Le choix du statut, par exemple, se joue avant toute formalité. Nous l'avons traité dans notre comparatif pour choisir entre SAS, SASU, SARL et EURL.



Un point sur lequel aucune donnée publique n'existe


Nous n'avons trouvé aucune statistique publique sur la répartition des dépôts entre déclaration directe et dépôt par mandataire. Nous préférons le signaler plutôt que d'avancer un ordre de grandeur.



Déposer soi-même son dossier : ce que la procédure demande réellement



Le compte et le tableau de bord


La première connexion crée un compte utilisateur personnel. Les titulaires d'un compte e-procédures de l'INPI peuvent réutiliser celui qu'ils ont déjà.


Les informations et les documents numérisés sont saisis en ligne. Un brouillon peut être enregistré et repris plus tard, ce qui évite de bloquer une soirée entière.


Le suivi se fait à tout moment depuis le tableau de bord personnel. Ce sont les organismes compétents, et non la plateforme, qui instruisent ensuite le dossier.



Ce qui coince en pratique


Les points de friction ne sont presque jamais informatiques. Ils viennent de documents qui n'existent pas encore au moment où la plateforme les réclame.


L'attestation de domiciliation, les statuts signés, la pièce d'identité du dirigeant et la déclaration de non-condamnation sont les quatre pièces qui arrêtent le plus souvent une session. Préparer ce dossier avant d'ouvrir le navigateur est le seul vrai accélérateur.


Les statuts sont l'exception : ce n'est pas une pièce administrative, c'est une décision. Nous avons recensé les pièges les plus fréquents de leur rédaction dans un article consacré au sujet.



La signature de la formalité


La formalité doit être signée avant transmission, et l'INPI consacre une rubrique entière à cette étape. C'est le moment où un dossier préparé à plusieurs mains devient l'engagement d'une seule personne.



Déléguer à un mandataire : ce que la procédure autorise, noir sur blanc


Confier ses formalités à un tiers n'est ni une tolérance ni un contournement. C'est une voie prévue par la procédure, qui en fixe la condition : un mandat écrit, joint au dossier.


Ce que vous confiez dans ce cas n'est pas l'accès à la plateforme, qui est public et ouvert à tous. C'est la saisie, le suivi et les allers-retours avec les organismes.



Les trois familles de mandataires


Les plateformes de formalités en ligne industrialisent le parcours à partir de modèles de documents. Leur promesse est un dossier complet et déposé sans que vous ayez à comprendre la procédure.


Les professions réglementées, avocat et notaire, ajoutent le conseil juridique et la rédaction d'actes sur mesure. L'expert-comptable intervient sur le volet comptable et fiscal, et sur les formalités qui s'y rattachent.


Les chambres consulaires, chambre de commerce et chambre de métiers, accompagnent les créateurs en amont. Elles figurent d'ailleurs parmi les organismes destinataires du dossier déposé au guichet unique.



La question à poser avant de signer un mandat


Une seule question sépare les offres entre elles : qui répond quand un organisme demande une pièce complémentaire. Si la réponse est vous, le mandat ne couvre que la saisie.


La seconde question porte sur la nature des documents produits. Un modèle paramétré et un acte rédigé pour votre situation ne sont pas la même chose, même quand ils portent le même nom.



Ce que nous ne faisons pas chez Lacky


Lacky est une agence web et SEO, pas un cabinet juridique. Nous n'intervenons pas sur vos formalités et nous vous orientons vers un professionnel du droit ou du chiffre dès que la question dépasse le web.



Ce qu'aucune plateforme de formalités ne décidera à votre place


Un outil en ligne remplit un formulaire à partir de ce que vous lui dites. Il ne vérifie pas que ce que vous lui dites est la bonne décision.


Quatre arbitrages restent entièrement les vôtres, et aucun d'eux n'est une case à cocher. Ils engagent la société pour des années.



L'objet social et la dénomination


Un objet social trop étroit bloque la première activité connexe que vous voudrez lancer. Un objet trop large attire des questions inutiles de la part des organismes et des partenaires.


La dénomination sociale n'est pas une marque, et déposer l'une ne protège pas l'autre. C'est une confusion qui se découvre souvent trop tard.



Le siège et le régime fiscal


L'adresse du siège détermine le greffe compétent, la fiscalité locale et l'image que renvoie votre papier à en-tête. Elle ne se change pas d'un clic une fois la société immatriculée.


Le régime fiscal et le statut social du dirigeant se décident avant le dépôt, pas après. Le parcours complet d'une création de société unipersonnelle est décrit dans notre guide de la création de SASU.



Le réflexe qui évite le plus de reprises


Écrivez en trois lignes ce que fera l'entreprise dans deux ans, pas seulement le mois prochain. Cette phrase suffit à trancher l'objet social, le statut et le régime, dans cet ordre.



Les sollicitations qui arrivent dans les jours suivant l'immatriculation


Une immatriculation est une information publique. Elle alimente des fichiers que des sociétés privées exploitent immédiatement.


Bpifrance Création met en garde explicitement sur ce point. Des offres facultatives d'inscription à des annuaires ou à des registres privés circulent avec une présentation qui peut sembler officielle.


Le conseil de l'organisme public est sans nuance : ces sollicitations sont facultatives et peuvent être ignorées. Aucune inscription supplémentaire n'est exigée après l'enregistrement au guichet unique.



Les deux marqueurs qui trahissent une sollicitation privée


Le premier marqueur est le canal. Une administration française ne vous réclame rien par un courrier isolé portant un logo imité et une référence inventée.


Le second est la demande elle-même. Votre dossier a déjà été transmis à l'Insee, aux services fiscaux et sociaux et au greffe, donc aucune démarche parallèle ne s'impose.



La vérification qui prend deux minutes


Avant de répondre à quoi que ce soit, ouvrez votre tableau de bord officiel sur la plateforme. Si la demande ne s'y trouve pas, elle ne vient pas de la procédure.



Les comptes et les actifs numériques à garder à votre nom dès le premier jour


La création d'une société produit une série d'identifiants qui valent, à l'usage, autant que les statuts. Les perdre ou les laisser au nom d'un tiers est une difficulté qui se révèle des mois plus tard.


Trois familles méritent une attention particulière. Elles sont rarement citées dans les parcours de création, et ce sont elles qui posent problème quand un prestataire change.



Les comptes administratifs


Le compte du guichet unique, l'espace Urssaf et l'espace professionnel du site des impôts doivent être ouverts au nom du dirigeant. Un mandataire peut y accéder, mais il n'en est pas le titulaire.



Le nom de domaine et la messagerie


Le nom de domaine est le seul actif numérique qui ne se reconstruit pas à l'identique. Il doit être enregistré au nom de la société, avec une adresse de contact qui survivra au départ de n'importe quel prestataire.


La messagerie professionnelle suit la même règle. Une activité pilotée depuis une adresse personnelle perd en crédibilité et devient difficile à transmettre.



La fiche d'établissement et les réseaux sociaux


La fiche d'établissement Google et les comptes sociaux doivent être créés depuis un compte de l'entreprise. C'est le point sur lequel nous reprenons le plus souvent des dossiers mal engagés.



Votre société existe : construire le canal qui vous amène des clients


Une fois l'immatriculation obtenue, le premier levier de croissance n'est plus administratif. Il est devenu commercial, et il passe aujourd'hui par une présence en ligne que l'on contrôle.


Le baromètre France Num 2026, publié le 28 septembre 2026 par la Direction générale des entreprises auprès de plus de 9 000 entreprises, donne la mesure du mouvement. 83 % des TPE et PME disposent d'au moins une solution de visibilité en ligne.


Dans la même enquête, 46 % des entreprises déclarent qu'au moins 5 % de leur clientèle provient d'internet, soit deux points de plus qu'en 2025. Et 78 % portent des projets numériques pour 2026 et 2027, huit points de plus que l'année précédente.



Notre méthode chez Lacky


Nous travaillons à distance, en visioconférence et par téléphone, avec des entreprises installées partout en France et en Belgique. Cela supprime les déplacements à organiser et raccourcit les allers-retours.


Le point de départ est un atelier de cadrage d'une heure sur votre activité réelle, vos clients et vos requêtes. Le site se construit ensuite sur Wix, avec les pages qui servent votre prospection et pas seulement votre présentation.



Les livrables d'un site vitrine


Nous livrons l'arborescence, les contenus rédigés, le référencement technique de base, la fiche d'établissement renseignée et la prise en main de l'éditeur. Vous restez propriétaire du domaine, du compte et des contenus.


L'intelligence artificielle accélère une partie de ce travail sans en changer la nature. Nous avons détaillé ce que ses fonctions font vraiment et ce qu'elles ne font pas dans notre comparatif des plateformes.



Le calendrier que nous recommandons aux créateurs


Lancez le travail sur le site pendant l'instruction du dossier, pas après. Le nom de domaine, les textes et la fiche d'établissement peuvent être préparés avant le premier jour d'activité.



Tableau comparatif des trois voies de formalités


Le tableau compare les trois voies sur ce qui change pour vous, et non sur ce que chacune met en avant. Les critères retenus portent sur le périmètre, la responsabilité et ce qu'il vous reste à faire.


Critère

Dépôt par vous-même

Plateforme de formalités

Professionnel du droit ou du chiffre

Base du dépôt

Dirigeant déposant en son nom

Mandataire avec mandat écrit joint

Mandataire avec mandat écrit joint

Saisie du dossier

Entièrement à votre charge

Prise en charge par la plateforme

Prise en charge par le cabinet

Statuts

À rédiger ou à faire rédiger

Modèle paramétré par questionnaire

Acte rédigé pour votre situation

Conseil juridique personnalisé

Aucun

Hors périmètre d'un outil en ligne

Inclus dans la mission

Choix du statut et du régime

Votre décision

Votre décision

Arbitrage éclairé avec vous

Pièce complémentaire demandée

Vous répondez

Selon l'étendue du mandat

Le cabinet répond

Suivi de l'instruction

Tableau de bord personnel

Suivi assuré par la plateforme

Suivi assuré par le cabinet

Responsabilité du dépôt

Vous

Partagée selon le mandat

Le professionnel, pour sa mission

Préparation préalable

Indispensable

Indispensable

Indispensable

Bon choix quand

Projet simple, dossier déjà prêt

Dossier standard, peu de temps

Associés, apports, montage particulier


Aucune de ces trois voies n'est la bonne dans l'absolu. La seule vraie question est le niveau d'arbitrage que votre projet demande avant le dépôt.



Avis client


Un consultant indépendant, installé dans une métropole de l'Ouest, nous a contactés deux semaines après l'immatriculation de sa société. Son dossier avait été déposé par une plateforme en ligne, sans difficulté particulière.


« Les formalités, c'était réglé. Ce que personne ne m'avait dit, c'est que mon nom de domaine avait été réservé sur le compte d'un prestataire et pas au nom de ma société. »


Nous avons repris le domaine au nom de l'entreprise, ouvert la fiche d'établissement depuis un compte à elle, puis construit le site sur cette base. L'exemple est donné à titre illustratif et ne cite ni raison sociale ni résultat chiffré.



Questions fréquentes


Peut-on créer sa société entièrement en ligne en 2026 ?


Oui, et c'est même la seule voie depuis le 1er janvier 2023 pour la création, la modification et la cessation d'activité. Le guichet unique électronique a remplacé les six réseaux de centres de formalités.


Qui peut déposer le dossier à ma place ?


Un salarié de l'entreprise au titre d'une délégation écrite, ou toute autre personne au titre d'un contrat de mandat. Dans les deux cas, une copie du document doit être téléversée avec le dossier.


Une plateforme en ligne peut-elle me conseiller sur le choix du statut ?


Elle peut vous présenter des informations générales et vous guider dans un questionnaire. Le conseil juridique personnalisé relève des professions réglementées, et c'est vers elles qu'il faut se tourner pour un arbitrage engageant.


Le guichet unique s'occupe-t-il de toutes les démarches ?


Non : la domiciliation du siège, la protection du nom commercial et les contrats d'assurance restent en dehors de son périmètre. Bpifrance Création le précise noir sur blanc.


Que faire des courriers reçus juste après l'immatriculation ?


Les offres d'inscription à des annuaires ou à des registres privés sont bel et bien facultatives, même quand leur présentation semble officielle. Vérifiez votre tableau de bord officiel avant de répondre à une sollicitation.


Quand faut-il commencer à travailler sur le site de l'entreprise ?


Pendant l'instruction du dossier, pas après l'obtention du numéro SIREN. Le nom de domaine, les textes et la fiche d'établissement se préparent en parallèle sans rien bloquer.



Prendre rendez-vous avec un expert Lacky


Créer la société est une étape administrative qui se termine. Faire venir les premiers clients est un travail qui commence le jour de l'immatriculation.


Si vous venez de créer votre entreprise ou si vous vous apprêtez à le faire, réservez un premier rendez-vous téléphonique de 30 minutes avec un expert Lacky pour discuter de votre projet web et SEO. Nous faisons le point sur votre activité, vos requêtes et le site qui vous servirait vraiment, sans engagement.


Décrivez-nous votre projet en quelques lignes et prenez rendez-vous. Nous revenons vers vous rapidement, ou envoyez-nous votre demande directement depuis notre page de contact.


 
 
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